AEC de spécialisation en médiation culturelle

Le centre ARTENSO offre quatre bourses de 250 $ pour soutenir les étudiant.e.s dans la production d’un projet final dans le cadre de l’AEC de spécialisation en médiation culturelle du cégep de Saint-Laurent.

Objectifs du programme :
    • Promouvoir l’implication des étudiant.e.s dans la communauté
    • Encourager la réalisation d’un projet de médiation culturelle qui aura des retombées sur la communauté
    • Favoriser l’acquisition de nouvelles compétences à travers une expérience professionnalisante

 

Critères d’admissibilité :
    • Être étudiant.e à l’AEC de spécialisation en médiation culturelle à l’hiver 2022

 

Critères évalués :
    • La cohérence et la faisabilité du projet  /35 pts
    • L’originalité du projet  /25 pts
    • Son caractère novateur /20 pts
    • L’engagement dans la communauté /20 pts

 

Pour soumettre votre candidature, merci de remplir le formulaire en ligne.

Date limite : 11 février 2022

Voici un aperçu des projets réalisés par les récipiendaires du programme de bourses de l’A.E.C :

Février 2022

RÉPARATEURS PAR ADRIANA GARCIA-CRUZ

Réparateurs est un projet commun avec Option, organisme communautaire qui accompagne depuis plus de 30 ans les hommes et les femmes aux prises avec des comportements violents en milieu conjugal et familial. Prenant la forme d’ateliers-rencontres, l’artiste se servit de divers outils dont la photographie, l’écriture, les témoignages oraux ainsi que des objets personnels des participants dans le but de favoriser la communication et encourager la collaboration. Ces ateliers s’inspirent de la participation de l´artiste comme observatrice invitée aux séances de travail en psychothérapie chez Option. L’objectif principal du projet est nottament de travailler avec un public qui est souvent exclu de l’offre culturelle et artistique au Québec.

*En raison de la confidentialité des participants, il n’y a pas d’images photographiques des ateliers.

REGARDE AUTOUR PAR VIRGINIE MALTAIS

Dans le cadre du projet, la communauté québécoise de collage, Québec Collage, s’est associée à la galerie Coups de pinceaux Coups de ciseaux (CPCC), un organisme à but non lucratif qui a pour mission sociale d’offrir des coupes de cheveux à des personnes vulnérables ou aux prises avec des troubles de santé mentale et travaille en collaboration avec le salon de coiffure Cam & Roro qui l’héberge dans ses locaux. Un atelier de collage a été offert à des personnes ayant une contrainte en santé mentale appelés à créer un collage à l’intérieur d’un cercle inspiré de l’exercice méditatif du Enso japonais — explorant différentes techniques en collage ainsi que les notions de vide et de plein — avec l’objectif de contribuer à leur bien-être mental. Ils et elles ont également été invité.e.s à présenter leur œuvre lors d’une exposition collective, avec artistes amateur.e.s et professionnel.le.s, pour la Journée internationale du collage initiée par Kolaj magazine.  Aillant reçu les mêmes consignes de création, tous et toutes ont créé leur propre cercle pour ensuite s’ouvrir aux autres en regardant sans jugement les œuvres, dans la contemplation et l’étonnement de la diversité créant ainsi un maillage entre les personnes issues des différents milieux et veillant à briser les stigmas.

LA CHORALE ÉPHÉMÈRE PAR OLIVIER LESSARD

La chorale éphémère a été l’occasion pour un groupe de personnes aînées de se retrouver et de découvrir le potentiel libérateur, au plan individuel et collectif, du chant. À travers trois ateliers de médiation culturelle, nous avons chanté « L’amitié » de Françoise Hardy, en abordant différentes notions d’interprétation. La chanson a ensuite été offerte à la communauté lors d’une prestation éclair aux Quais Masson, un espace public du quartier Rosemont. Le projet s’est inscrit dans la mission de l’organisme partenaire, le Carrefour Montrose, qui offre des services et des activités aux personnes aînées vivant à domicile pour leur permettre de demeurer dans leur milieu.
En collaboration avec les autrices-compositrices-interprètes Anne-Sophie Bourlaud et Karolan Boily.

Crédit photo: Alicia Lemieux

Juin 2021

OCCUPER LA VILLE PAR ANNE FLORENTINY

Le projet Occuper la ville s’est déployé sous la forme d’un atelier de trois heures de création en arts visuels mêlant collage et écriture. Réalisé au sein de l’organisme Chez Doris, qui accueille et accompagne des femmes en situation de précarité et d’itinérance de tous âges, il se voulait un espace pour permettre aux usagères de s’exprimer autour de leurs vécus de l’itinérance. Les œuvres réalisées sur le modèle de l’affiche proposent des solutions, revendiquent une inclusion des femmes dans la ville, dénoncent un sentiment d’insécurité. Etc. Ces affiches ont ensuite été placardées un peu partout dans l’arrondissement Ville-Marie par l’entremise de l’afficheur Indie Mtl. L’objectif de cette activité était de rendre visible l’itinérance au féminin au grand public.

VÉRITÉ ET RÉCONCILIATION PAR ANNICK BERGERON

Ce projet s’inscrit dans un processus de réconciliation avec les peuples autochtones et s’adresse plus spécifiquement aux jeunes allochtones. La plupart du temps, l’enseignement de l’histoire du Canada dans les écoles du pays s’inscrit dans un discours colonialiste qui évacue les réalités des peuples autochtones dans l’évolution de notre patrimoine collectif. L’objectif principal du projet a été de sensibiliser une classe d’élèves de deuxième secondaire de l’école Augustin-Norbert Morin à Sainte-Adèle aux réalités autochtones, dont l’histoire des pensionnats autochtones et leurs conséquences ─ les traumatismes intergénérationnels et un génocide culturel ─ pour lutter contre le racisme systémique. Les élèves ont été sensibilisé.e.s notamment en écoutant les témoignages d’aîné.e.s autochtones par le visionnement de courts métrages réalisés par des Autochtones (Wapikoni, ONF). Par la suite, les élèves ont été amenés à poser un acte concret dans le processus de réconciliation : en participant à la création d’une œuvre collective dans le cadre de leurs cours en art plastique, avec l’appui de leur professeure Nancy Breton, quant à leur vision de la réconciliation avec les peuples autochtones. L’œuvre sera exposée dans l’école et servira à sensibiliser tou.te.s les élèves et le personnel enseignant.

MA CULTURE DANS MES PAS PAR L’ARTISTE MULTIDISCIPLINAIRE SORAYA ART FACTORY (SARA ESSAFI-MOUMEN)

Un projet de médiation culturelle axé sur la célébration et le partage de la diversité culturelle, pensé et dirigé par l’artiste peintre et danseuse chorégraphe Soraya Art Factory en partenariat avec La Maison de la Culture NDG, Bienvenue NDG. À travers 2 médiums artistiques (peinture et danse), il cherche à favoriser l’échange interculturel en mettant en valeur les bagages et richesses issues de l’immigration. Lors de deux rencontres, petits et grands du quartier NDG ont co-créé une toile de peinture collaborative, en dansant sur des chansons traditionnelles de leur pays d’origine, pieds nus sur une toile, laissant des empreintes de couleurs témoigner de leur participation intuitive et active au projet. Les participant.e.s ont également été invité.e.s à choisir des objets représentatifs de leurs cultures d’origine afin de les faire connaître aux autres. Ceci a permis de créer des dialogues tout en apprenant davantage sur les traditions des différentes cultures présentes (Chine, Liban, Maroc, Palestine, Inde, etc.) ainsi que sur les histoires des humains qui les partagent. Le but du projet est de créer un espace de partage et de libre création prônant la démocratie culturelle et célébrant le multiculturalisme qui enrichit la métropole de Montréal.

 

Vidéo: youtu.be/Zmdk5w_gbyQ

JASETTE DE DEP’ PAR SARAH KHILAJI (ET ANNICK DAIGNEAULT)

Jasettes de dep’ est un volet de médiation culturelle en recherche et création du projet d’installations numériques Hochelag, 8h49 qui a pour but d’offrir une expérience interactive aux résident.e.s d’Hochelaga en leur permettant d’entendre des récits de quartier. Le temps de deux après-midi, Jasettes de dep’ a eu lieu en mode patio éphémère devant le dépanneur Chez Danny afin de récolter les récits des passant.e.s et les intégrer ultérieurement aux installations de Hochelag, 8h49. Constatant les enjeux reliés au manque de dialogue entre différents groupes sociaux du quartier, nous souhaitions créer un contexte de dialogue afin que les gens se racontent un lieu, un souvenir, une anecdote, une histoire du quartier. Que le souvenir date de leur arrivée dans Hochelaga, de l’enfance ou de quelques jours à peine, nous voulions récolter les mémoires et permettre aux gens de se raconter leur Hochelag. Jasettes de dep’ a permis de confirmer l’intérêt des citoyen.ne.s à se raconter et à entendre les autres se raconter ainsi que de récolter des histoires pour des créations futures.

Janvier 2021

L’axe DÉS-ordonnées par Jessica Hotte

L’axe DÉS-ordonnées est un projet qui permet la rencontre entre la danse contemporaine et les mathématiques. Conçu en mode hybride, le projet offre d’approfondir des notions issues des mathématiques dans un contexte dynamique à des élèves de 5e année de l’école de la Petite-Gare avec une artiste de la compagnie Tara Luz Danse. Ainsi, avec la collaboration de l’enseignante partenaire, le projet vise à réaliser une œuvre chorégraphique collective en utilisant le plan cartésien et les formes géométriques comme source d’inspiration ! Un montage vidéo de l’œuvre finale sera réalisé et distribué à l’école en guise de spectacle virtuel.

Murales dans ma ruelle par Louise Tremblay

Murales dans ma ruelle est un projet citoyen et culturel ayant pour finalité l’élaboration de quatre murales sur bois, créées collaborativement avec l’artiste Amélie Stanislawiak. Onze enfants (entre 3 et 10 ans) vivant dans la ruelle derrière le Théâtre Aux Écuries (Villeray) ont vécu cinq ateliers de médiation culturelle avec moi. L’objectif de ces séances était de permettre à chaque participant.e d’être un.e acteur.trice impliqué.e dans l’embellissement de sa ruelle à travers des ateliers de découvertes et de pratiques artistiques. Les œuvres créées ont été accrochées le 1er mai 2021 dans la ruelle afin de garder trace du projet.

Des mots qui voyagent par Sophie Dargy

Des mots qui voyagent est un projet destiné à des étudiant.e.s adultes en francisation du cégep de Saint-Laurent. Les participant.e.s ont été amené.e.s à vivre une expérience artistique théâtrale visant l’acquisition de la langue française tant à l’oral qu’à l’écrit. Les participant.e.s ont été impliqué.e.s dans un processus d’écriture autour de leur parcours migratoire personnel et ont été guidé.e.s par Pascale Rafie, autrice et enseignante au département de théâtre du Cégep. Le contenu s’articule autour d’une démarche de découverte, d’exploration et de création collective à travers l’expression théâtrale. Les récits recueillis ont alors été réinvestis en lecture publique, œuvre finale où les participant.e.s ont pu monter sur la scène de la salle Émile-Legault et livrer leurs textes.

Fiertés postales par Mélody Laye

À partir du thème de la fierté, Fiertés postales a participé à la bonne santé mentale et à l’inclusion de deux groupes marginalisés de notre société, soit 5 nouveaux arrivants allophones de Montréal membres de la Maison de l’amitié et 4 jeunes québécois en situation de décrochage scolaire habitant à Drummondville et participant à des ateliers en arts visuels à leur école (École La Rue’L), organisés par les Impatients. Dans un premier temps, les nouveaux arrivants ont écrit une lettre personnalisée à chacun des jeunes en situation de décrochage scolaire en partant d’une expérience, de quelque chose ou de quelqu’un qui leur fait ressentir de la fierté. À partir de ces lettres, les jeunes ont produit des œuvres visuelles et ont écrit une lettre de réponse aux nouveaux arrivants. À la suite d’un atelier de préparation à la sortie culturelle, les nouveaux arrivants participants ont aussi été emmenés au théâtre voir la pièce « Je cherche une maison qui vous ressemble » (thèmes de la pièce : la fierté identitaire et la révolution tranquille).